Sont réunis sur cette page les témoignages de participants aux ateliers et stages de David
ainsi que des temps de questions/réponses entre participants et David.

De tous les éveillés croisés sur le chemin, il en est un dont la pétillance vivante s'incarne si humainement d'une manière si intimement proche, qu'on ne ressent aucune retenue, aucune barrière pour se relier, rire, se toucher ou s'embrasser. Directement accessible, comme un enfant sans défense, tellement accueillant, il nous renvoie inlassablement dans la brasier de nous-mêmes, à l'émergence.
Grâce à son enseignement, par des exercices ludiques et simples, il nous invite à la réalisation de ce geste primordial qui nous amène au centre de la Vie,
David, délicatesse.
G.
Cher David, Ces jours-ci, j'ai réalisé à quel point il était miraculeux que je t'ai rencontré il y a un an , à point nommé pour que se produise l'autre miracle de l'éveil. N'est-ce pas extraordinaire, et j'en éprouve beaucoup de gratitude. Mais je ne suis pas exaltée, rassure-toi. Au contraire, je vis plutôt dans une tranquillité sereine, et surtout, je sens l'ouverture se faire peu à peu, à son rythme, et le monde se fait plus présent, et moi plus présente au monde : j'ai un besoin physique de rester vigilante et de pratiquer aussi souvent que possible les exercices de présence.
Et mon souffle se fait respiration du monde, Et mon âme est la nuit qui chante avec la chouette, Et mon corps n'est plus qu'un avec l'obscurité. Je suis la pluie qui tape doucement sur le sol, et puis l'odeur de la terre et du sable mouillés. La fleur de l'hortensia se penche et me fait signe, Et mon coeur a bondi quand l'arbre m'a souri, et le même sourire vient fleurir sur ma bouche. Mon crâne s'est ouvert et pousse ses ramures vers les prés, les forêts, vers l'eau, vers les montagnes , vers le ciel , les étoiles.

M.P.
Question : "Depuis de nombreuses années je cherche qui je suis vraiment. Pouvez vous me guider ? Je cherche une personne qui est réalisée. J'ai l'intuition que ce que je recherche est là à portée de main mais que ce n'est pas moi qui vais le trouver : il y a autre chose qui cherche. Si vous pouvez m'aider faites-le... Merci"

Réponse de David : "Bonjour, votre intuition de ce qui est "là à portée de main", est juste...
"Ce n'est pas moi qui vais la trouver" est une forme d'exclusion de "ce qui est à portée de main..."
Si vous cherchez un ami pour vous aider à cueillir ce qui est à portée de votre main, alors bienvenue vers l'autonomie !"
Mon cher David, mes chers amis,
Ce matin, j'ai pris ma plume pour en quelques mots vous raconter ce que nous avons fait hier.
La journée se présentait sous les meilleurs auspices et c'est avec beaucoup de joie et d'envie que nous sommes partis à la découverte du soleil, pas le soleil qui est dans le ciel, pas celui qui apparaît et disparaît, pas celui qui se cache derrière les nuages et qui fait de l'ombre, non, le soleil intérieur, celui qui ne fait pas d'ombre, le SOLEIL DE LA CONSCIENCE.
Tout a commencé par cette question de David : Et aujourd'hui, est ce que vous savez pourquoi êtes-vous venus ici ?
Chacun a exposé avec beaucoup de sincérité, ses attentes, ses envies, ses souhaits
Quelle ne fut pas notre déconvenue quand David, tu nous as dit que tous ces prétextes n'étaient pas valables.
Après un instant d'hésitation, où chacun s'est demandé s'il avait bien entendu, les réactions ne se sont pas faites attendre
Et qu'est-ce qu'il en sait !
Qui il est pour me dire que mes prétextes ne sont pas valables !
Ce qu'il a dit : c'est faux !
Et patati et patata
Nous avions réagi et chacun en essayant de se justifier, d'expliquer, on ne faisait que s'enfoncer encore plus. Alors David, tu nous as fait cette proposition de ressentir ce qui se passe en nous à l'instant présent.
Nous avons dû admettre que nous nous étions tournés vers l'ombre, nous avions préféré alimenter le mental, plutôt que de nourrir la conscience.
Bon, ce n'était pas gagné ! ! !
Mais alors que faire face à un sentiment, une émotion, devant un oiseau blessé, un mendiant, un enfant qui pleure ?
Tu nous as dit qu'il fallait ressentir, voir ce qui se passe en nous et qu'ensuite, soit on agissait, soit on admettait que l'on ne pouvait rien faire.
Après un repas bien mérité, nous sommes repartis à la recherche de ce fameux soleil.
Bon, pour la connaissance extérieure, on sait comment s'y prendre, mais pour la connaissance extérieure, David, il faut que tu nous dises comment faire.
Tu nous as dit que tu ne pouvais pas répondre à notre place, que seul chacun avait sa propre réponse intérieure, c'est en se tournant vers l'intérieur de soi que nous verrons cette réponse et que nous accéderons à la connaissance qui sera une reconnaissance.
Alors, là, à nouveau les réactions ne se sont pas faites attendre.
Cela a même failli tourner à la rébellion, au lynchage.
Tu nous as fait revenir dans nos corps, en gesticulant, en grimaçant, en criant puis en respirant, en se touchant différentes parties de notre corps et ensuite nous sommes allés nous promener.
De retour de la promenade, force était de constater que tout était apaisé, il n'y avait plus de question.
Alors en moi, les paroles de l'éveillé ont pris un nouvel éclairage :
« Je suis le Tout s'exprimant dans une partie, alors qu'à l'ordinaire je me comporte comme une partie s'excluant du tout.
J'ai ressenti la mémoire sacrée de l'absolu qui sait qu'il n'y a rien à se rappeler et qui par conséquent ne peut rien oublier ».
J'étais, nous étions satisfaits, nous avons fait du bon boulot.
Et, si ce matin, comme ça pour voir, il te venait à l'idée David de nous poser cette question :
« Et aujourd'hui, est-ce que vous savez pourquoi êtes-vous venus ici » ?
Je pense que l'on va bien s'amuser... !
"Cher David
Merci de m'avoir aiguillé concernant mon attitude envers ... Je pense bien avoir plus de recul maintenant. C'est véritablement précieux
Maintenant, en deux mots, saurais-tu m'aiguiller concernant ... J'ai envie de l'inviter pour passer un peu de temps ensemble..."

Réponse de David : "Cher A...,
Nous avons discuté dans notre dernier entretien de ton "principe relationnel avec le féminin".
Sur le plan "pratique" je n'ai pas à te donner des conseils, je te volerais ton apprentissage vers l'autoréférence. Tu ne dois pas vivre ta vie "par procuration" ta vie est ta vie, mets en place le principe de lucidité (étudié dans l'entretien) dans tes pensées et tes actes. Tu construiras ainsi ton auto référence et ton autonomie, but de tout enseignement spirituel. Entraines-toi,
éclaircies-toi, Cher..., et agis dans le sens de ton apprenti-sage, passionné d'apprendre sans jugement sur le monde, ni sur toi -même. Ce n'est qu'une question d'ajustement, comme un enfant qui apprend à marcher. Ce n'est pas à considérer du point de vue "bien ou mal".
Le paradoxe est dans cette phrase " apprendre et grandir dans l'instant présent : c'est retenir les leçons du passé".
Ne pas retenir les leçons du passé permet le flou, l'imprécision et la répétition de l'erreur par la projection inconsciente idéalisée, ( positive ou négative), sans lucidité.
Par ce principe de reporter l'apprentissage, le mental qui ne souhaite pas changer, a de beaux jours devant lui. Dans ce léger décalage s'installe le temps mental et le non changement de l'ego.
Nelly et moi te faisons de gros bisous. Construis tous les jours ce recul pour toute activité affective ancienne, pour cueillir l'amour de l'instant."

Je te remercie pour tout : de ta présence qui émane ce qui EST, de tes conseils qui aident à retourner à ce que nous sommes, de tes interventions qui participent à dissiper ce qui n'est pas. Alors que tu es là, tu vois en nous notre source d'amour parmi nos torrents de peurs, tu souffles dans la voile de notre vie et ainsi nous naviguons avec toi vers notre propre rive qui, elle, se trouve simplement de l'autre côté de ce qui n'est pas. Y.

Salut David,
Je veux juste te remercier. Remercier pour ta visite chez nous. Remercier pour ton attention, ta patience, ton humour, ton intelligence, tom amour inconditionnel. Merci d'être qui tu es. Merci pour la complicité que tu as avec Nelly. Merci pour l'exemple que tu donnes. Merci pour la liberté que je vie. Merci, merci et remerci !
L' École des Parents a donné lieu à des analyses d'une précision si grande qu'elles en sont fulgurantes. Cela a été pour moi l'occasion d'un grand nettoyage ( et pas à sec, crois-moi ! )
Toute la famille a été transformée par ces ateliers.

S.
Lecture de Rêve d'éveil
Lorsque j'ai commencé à lire " Rêve d'Eveil " , je n'y comprenais rien Mais cela avait peu d'importance parce qu'il était évident, qu'au niveau de ma conscience, j'exprimais quelque chose. Ce n'était pas clair, mais l'impression que j'avais du livre c'est qu'il me nourrissait. Plus j'avançais dans la lecture, plus il était évident qu'une transformation prenait place en moi. C'était la première fois qu'une lecture d'ordre spirituel avait un impact puissant de transformation. Cette transformation ne se produisait pas au niveau de l'intellect ni au niveau des émotions, mais au niveau de l'âme. Si vous lisez ce livre, lisez le sans attente comme on lit un poême. N'essayez pas d'y trouver un sens, et c'est à ce moment-là que le mystère se dévoilera.
Y.
Un entretien avec David ? Vous avez dit " Mal de dans ? "
En général, tu demandes un rendez-vous parce que tu souffres d'un bon mal « de dans » !
L'extraction est chirurgicale, sans aucune concession pour la victime que tu crois être, car David ne se laisse pas un instant impressionner par les larmes de crocodile...
Pendant l'entretien, quand tu as fini de lui raconter tes malheurs ou de lui jouer tous les masques de la séduction : surprise !... Non seulement il n'a pas l'air d'en croire un mot mais, selon le cas, il peut partir d'un grand éclat de rire qui te donne tout d'un coup l'impression d'être démasqué , ridiculement empêtré que tu es dans tes mensonges que tu ne peux plus te cacher ; ou bien, il te prend « dans les bras » avec l'affection attentive d'un père ou d'une mère pour le petit enfant qui sanglote de douleur devant lui...
Alors, il se met à parler ou il propose des petits exercices de conscience à pratiquer immédiatement. En écoutant ses paroles de bon sens empreintes d'une vérité simple et remplies d'une réelle compassion( le coeur ne s'y trompe pas) il amène à regarder les peurs et les résistances bien en face.
Si je suis honnête, ça va très vite ! Si je continue à résister, la situation peut se transformer en un véritable accouchement et même devenir pénible, mais c'est moi qui choisis !
Heureusement, il ne laisse jamais tomber un ami au milieu du gué... C'est seulement quand il voit un rayon de soleil réapparaître dans les yeux ou qu'il sent que je suis devenu suffisamment solide pour me redresser (c'est-à-dire que j'ai réellement acquis une nouvelle prise de conscience) qu'il s'accorde de me laisser repartir...
Ce que je ressens ensuite est profondément variable : soit très joyeux et complètement libéré de ce mal « de dans » qui me taraudait ; sinon (quand tout n'est pas réparable d'un coup) très allégé , mais alors avec, dans mes bagages, un petit exercice d'application de conscience simple à pratiquer qui finit tôt ou tard par amener la guérison quand je demeure assidu.

C.
Qu'est-ce qu'un entretien privé avec David ?
Il est ce qu'il doit être dans l'instant, imprévisible et souvent bien différent de ce que j'avais imaginé. L'instant d'avant, j'avais acéré mes questions, réuni mes douleurs, mes tourments.
Par un silence, par un éclat de rire, par un mot, par la simple contagion, je prends conscience que mes douleurs sont des doux leurres, que mes tourments sont bel et bien des tours qui mentent.
J'arrive rivière boueuse, chargée de déchets ; Peut-être cette fois, faudra-t-il plonger dans cette boue, cette boue-douleur pour cesser d'y croire une bonne fois pour toutes.
Pour éduquer un chat dans l'acquisition de la propreté, on lui met le nez dedans. Oui, il peut arriver qu'il y ait des endroits où je n'ai pas envie de fourrer mon nez. L'entretien y pourvoit ... avec délicatesse, tendresse, mais fermeté. ... ) Un éclairage particulier est donné qui balise le chemin de ma propre connaissance. Des techniques spécifiques très précieuses permettent d'explorer notre vraie nature.
F.
Le petit cordonnier et les petits lutins

Je suis venue au premier atelier il y a maintenant 2 ans. J'étais encore une fois en pièces détachées sur le trottoir cherchant désespérément le mode d'emploi. Une amie m'a parlé de l'atelier, la date était très proche, j'étais libre ce week-end là, je me suis inscrite.
Et puis l'aventure a commencé.
Tu me donnes des petits exercices et je commence à pratiquer, très vite je les trouve très amusants ces petits exercices. Ils sont rapides, faciles à caser dans un emploi du temps déjà bien rempli. Ils font très vite partie de la vie quotidienne sans représenter une corvée ou contrainte supplémentaire bien au contraire, ils viennent nourrir, ensoleiller la journée.
Le matin je prends le métro à Passy et quand la lumière est belle, tout de suite il me vient le je suis plus grande que et j'englobe le superbe panorama avec la Seine, la Tour Eiffel. Je descends à Sèvres Lecourbe et remonte l'Avenue de Breteuil et là tout au fond scintille le toit doré des invalides. Avec cet exercice j'ai redécouvert les merveilles de Paris. Et s'il pleut ou fait gris, j'ai le trottoir roulant.
J'ai toujours été très impatiente et je m'impatientais entre 2 ateliers. (...)
Et puis pour cet atelier, je n'ai ressentie aucune impatience entre septembre et janvier et en plus j'ai réalisé quelle liberté de pensée, de découverte, d'expérimentation représente cet espace entre 2 ateliers.
J'ai aussi toujours pensé qu'il fallait faire des efforts démesurés pour avancer sur le chemin, que c'était forcément ardu et compliqué. Je viens de revoir l'image de mon premier livre de catéchisme où l'on montrait un chemin escarpé et un chemin facile et fleuri et pour aller vers Dieu il fallait emprunter le chemin difficile. Et tout d'un coup je découvre qu'avec des exercices amusants, simples, joyeux, j'avance. Cela m'a fait penser aux petits lutins du conte de mon enfance. Je ne me souviens plus du détail du conte mais dans la nuit les petits lutins venaient finir le travail commencé par le cordonnier dans la journée et le matin, à son réveil, il était émerveillé.
C'est comme s'il suffisait de se mettre en apprentissage, de faire ses gammes, de faire ses muscles des efforts raisonnables et à ce moment là les petits lutins prennent en mains la partie cachée.
N'est-ce pas merveilleux ?
Voilà raconté avec mes mots un petit bout d'histoire.

C.
Un entretien avec David...

Si, dans un premier temps, un entretien peut être vu comme l'occasion d'approcher de façon privilégiée la Lumière qui s'incarne, si , dans un premier temps, on trouve auprès de lui un réconfort bienveillant, très vite cependant, on s'aperçoit que l'enjeu de la rencontre ne réside pas dans la compassion de l'autre_ quel que lumineux, bienveillant et accueillant que soit cet autre_ mais dans la reconnaissance de soi par soi.
Au cours de l'entretien, le guide s'efface en tant qu'individu pour n'être plus que miroir :on se sent souffrant, déchiré, indigne mais lui réfléchit la Lumière et nous dit : « regarde et vois, la Lumière , c'est toi. »
On se sent seul, abandonné, condamné mais lui réfléchit la Lumière et nous dit : « regarde et vois, la Lumière, c'est toi .»
Et dans la certitude de nos doutes, une brèche s'entrouvre par laquelle la Lumière entre. Les yeux se dessillent et au lieu de voir son image dans le miroir déformant de sa douleur, de ses pensées, de son échafaudage mental, on voit le réel. Pas un réel merveilleux, investi de projections magico-féerico-divines, juste le réel qui est là, devant les yeux : les arbres, la poussière du chemin, les personnes qui nous entourent. En même temps que les yeux, les oreilles s'ouvrent aux sons, aux chants des oiseaux, aux bruits de la rue ; le goût, le toucher et l'odorat ne sont plus, à leur tour, court-circuités par l'agitation intérieure.
Quand cesse le bavardage mental, on éprouve déjà une grande paix.
Seuls existent l'instant présent et le monde perçu dans cet instant, tout le reste n'est qu'illusion. Voilà ce qu'un guide nous rappelle incessamment.
Au cours des entretiens, David ne se contente pas de nous ramener au présent par la parole, il nous le fait goûter au moyen d'exercices tout simples. Libre à chacun de répéter ensuite, chez lui, le petit travail qui a été spécifiquement concocté pour lui.
Entre le guide spirituel et celui qui apprend la liberté, il n'y a pas de contamination magique qui dispenserait celui qui apprend de faire le travail d'apprentissage. Il faut de la persévérance et de la détermination pour apprendre à ne pas ramper devant ses pensées et à marcher debout. Toutefois, s'ils ne dispensent pas de l'effort personnel, les contacts avec le guide permettent de se réconcilier plus rapidement avec soi-même quand la pensée entretient la séparation entre soi et soi.
Au fil des rencontres, le travail s'affine. Le décryptage des réactions se fait plus rapidement et, au lieu de subir le flux et le reflux permanent de ses humeurs, il devient possible de s'installer sur un petit banc de sable d'où l'on perçoit les mouvements de la marée sans continuer à s'y noyer. Le travail est progressif car on a fini par s'habituer au goût de sa propre amertume. Le guide spirituel, par sa présence et ses paroles, nous rappelle à la liberté, à l'immensité de notre ciel intérieur. Il est là où nous sommes déjà. Ainsi, quand il offre la possibilité d'une rencontre personnelle, il témoigne avec une grande simplicité et une non moins grande humilité que la Lumière a choisi le coeur de l'homme pour s'y cacher et y révéler sa splendeur.
Bonjour David, je t'ai rencontré durant un atelier. Tu m'as fait venir en avant près de ta chaise, et après je ne sais pas trop par quelle prise de conscience, il s'est produit comme une bascule de la perception. Je te regardais, et j' éclatais de rire pour rien. quelle blague ! La simplicité du présent... Je riais parce que je voyais que cette présence désarmante était là avant et au delà de : « J'ai peur, j'ai faim, je , je, etc. » L'état de cette haute vigilance s'est métamorphosée au cours des deux dernières semaines. Après quelques jours difficiles, j'ai commencé à m'habituer à ce nouveau mode de fonctionnement. Parfois je ressens une paix intense et profonde, parfois, l'extérieur (les gens, les autos,...) m'apparaît un peu irréel, quasiment transparent. Les choses m'apparaissent étrangement nouvelles et familières. À d'autres moments, tout me semble loin comme un film. Parfois, cet état de vigilance diminue en intensité, disparaît, et s'intensifie à nouveau plus tard. J'apprends à prendre les choses comme elles viennent, et à me laisser vivre ou à m'absorber dans je ne sais pas trop quoi. J'ai l'impression que cet état va possiblement mûrir avec le temps, et que c'est à moi de cultiver cet état de présence. C'est bizarre mais parfois, j'ai seulement à me rappeler de toi ou du petit exercice avec les mains qu'on a fait ensemble, et c'est suffisant pour me replonger dans l'état de vigilance. C'est comme si tout a changé, et rien n'a changé car c'est simple. Mon épouse me dit que je suis plus patient et plus calme. Je voulais seulement partager cela avec toi. C'est bizarre tout ça. Je me rends à ton atelier par curiosité, je ne te connais pas et cette chose se produit.
Éternelle gratitude, Cher David, pour cette poussée dans le dos... C'est maintenant à moi de naviguer.

R.
C'est pas simple d'être simple quand on est compliqué, et j'en ai encore fait l'expérience lors de ce week-end partagé avec vous. Pourtant... J'ai été très touché par la simplicité des paroles de David, par la chaleur humaine qui se dégage de vous deux, par les rires partagés (ô combien précieux pour moi qui suis fatiguée de me prendre au sérieux et fatiguée de ces groupes où l'on se prend très au sérieux), touchée aussi par le rythme proposé (tellement de respect, de patience, de délicatesse). Quelque chose en moi s'est centré sur la vérité délaissant le mensonge, sur la clarté délaissant l'obscurité. Peut-être l'urgence de ma vie ne m'a-t-elle pas laissé le choix, je traverse une telle crise que je suis amenée à plus d'honnêteté avec moi-même. C'est très difficile. Il est vrai que là, j'ai besoin de la main tendue d'un « passeur » et de trouver le chemin en moi pour arriver à donner la mienne... Mon coeur a été touché de vous rencontrer, une graine a été semée et je sens quelque chose pousser... Je reviendrai l'arroser.
A.
David me fait faire un exercice les yeux fermés. Au bout d'un moment, la question monte en moi, si je ne suis pas cela, qu'est-ce qu'il reste ? La réponse vient fulgurante, évidente, pure présence, et en même temps l'envie irrésistible de rire, rire, rire, comme une bonne blague que je me serais faite à moi-même. Il y a aussi, en même temps, des pleurs qui viennent, mais c'est vraiment le rire qui domine. J'entends David qui rit aussi, c'est le même rire et nous rions pendant un bon moment. Je rentre chez moi, avec encore, de temps en temps, le rire qui monte et une sentiment de gratitude d'avoir vécu cela. Pure merveille, pur instant, pure plaisanterie, c'est Dieu qui se régale à n'en plus finir, c'est la création qui rit. Pure innocence, rien d'autre, pure présence.« Après cette expérience, j'ai senti que, pendant une fraction de seconde, j'avais réalisé ma nature véritable. Ce qui m'a fait rire à ce point, c'est je crois, en partie en tout cas, car il y a sûrement une part de mystère, que c'est quelque chose d'aussi simple et ordinaire. Je pense en même temps que je ne peux le prendre, le comprendre, l'expliquer. Au début de notre entretien , tu m'avais dit que la rencontre sert à offrir des raccourcis, merci pour celui-là.
M.-P.
Ce matin a étiré
Ses ailes parfumées,
Gris sous cette pluie
Qui le colore
De fatigue
Et d'ennui.
J'ai sourire sur les lèvres
Car la pluie me danse,
Me danse au coeur
Sa chanson tendre.
C'est que...
Il m'est arrivé
Comme une maladie...
Je ne sais si elle passera
Comme un rhume s'en va,
Ou si elle restera
Comme une usure
Qui s'installe
Au fil des années.
C'est que...
Je suis ensoleillée...
Comme on peut être fatigué,
Ou essoufflé,
Ou blessé.
Je suis ensoleillée
De douce gaieté
Qui m'habite
De la tête aux pieds,
Comme un vêtement neuf,
Mais porté du dedans
Plutôt que sur la peau.
Je suis ensoleillée...
... et émerveillée
De ce cadeau
Trop grand pour moi,
Trop immense
Pour être contenu,
Pour être retenu.
D'où vient cette joie
Qui danse, danse et chante,
Me transformant
En danse et chant,
En murmures de vent ?
Je n'en sais rien.
Je sais seulement son pas
Aérien, si léger
Qu'il m'échappe
En riant.
Je sais seulement
Qu'il me faut
Ouvrir les bras
De plus en plus grand
Pour tout laisser
S'envoler,
Voltiger,
Pour faire danser la vie
En petits pas infinis
Infinis d'amour
Et de mercis.
J'ai rencontré un grand sorcier
Qui nous fait danser sur les pierres,
Nous fait devenir chat, poisson,
Parler dans l'eau
Parler à l'eau.
Marcher les yeux fermés sur les ornières
Et même marcher à l'envers
Voler comme un oiseau, comme le vent,
Et découvrir d'autres terres.
J'ai rencontré un sorcier
Aussi délicat que la rose
et aussi tranchant que l'épée.
Il faut jaillir des miroirs
Et des parfums insoupçonnés
De son coeur, de nos coeurs,
Grands comme la terre ;
J'ai rencontré un grand sorcier
Qui nous fait danser sur les pierres.
M.P.