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parus dans le magazine Soleil Levant
La recherche spirituelle
Le guerrier du présent (article paru dans la revue "3eme millénaire"
n°57 en septembre 2000)
Le Soi, la conscience pure et
l'égo (article paru dans la revue "3eme millénaire" n°61, en septembre 2001)
Le destin de l'homme et
l'incorruptible évolution vers la paix ( article paru dans 3eme millénaire
n°66)
Sens de la prière et de la
méditation (article paru dans 3eme Millénaire n°67)
Le métier de parents (article paru dans la revue "Soleil Levant" en
septembre 2000)
Pouvoir et responsabilité (article paru dans la revue "Soleil Levant"
n°29 -
mars 2001)
Le corps humain, concentré
d'intelligence, d'énergie et de savoir universel ("Soleil Levant"
n°34 - septembre
2001)
Ce qui est la mort pour la
chenille est la vie pour le papillon ("Soleil Levant" n°35 - octobre 2001)
Prenez soin de votre Esprit
("Soleil Levant" n°36 - novembre 2001)
Mourir au passé, vivre au
présent (article paru dans le magazine "Vivre" au Québec de Novembre 2001)
L'art de faire la Paix ou l'apprenti-Sage
de la relation consciente ("Soleil Levant" n°37 - décembre 2001)
Comment vous libérer de vos
peurs ("Soleil Levant" n°38 janvier 2002)
L'étonnement d'être
silencieux au coeur du mystère ou le bruitage incessant des pensées mentales,
que choisissons-nous ? ("Soleil Levant" n°39 - février 2002)
Le dépassement : la solution
de l'existence (magazine "Vivre" au Québec de Janvier 2002)
Le dépassement ("Soleil
Levant" n°40 - mars 2002)
L'humour ("Soleil Levant"
n°41 - avril 2002)
La Mémoire ("Soleil
Levant" n°42 - mai 2002)
L'art ("Soleil Levant"
n°43 - juin 2002)
Libérez-vous du stress
("Soleil Levant" n°44 - juillet-août 2002)
Le Hasard ("Soleil
Levant" n°45 - septembre 2002)
Le changement ("Soleil
Levant" n°46 - octobre 2002)
Faites grandir vos Oreilles
("Soleil Levant" n°47 - novembre 2002)
Devenez votre propre boussole
("Soleil Levant" n°48- décembre 2002)
Vieillesse et Sagesse
("Soleil Levant" n°50 - février 2003)
Vivre en Couple ("Soleil
Levant" n°54 - mars 2003)
Quelles pensées
choisissez-vous ? ("Soleil Levant" n° 55 - avril 2003)
Vers la Paix ("Soleil
Levant" n° 56 - mai 2003)
Soyez Hospitalier avec
vous-même ("Soleil Levant" n°58 - juillet-août 2003)
Méditation et Prière (
"Soleil Levant" n°59 - septembre 2003)
L'art de Faire la Paix
("Soleil Levant" n°60 - octobre 2003)
Que vous manque-t-il ?
("Soleil Levant" n°61 - novembre 2003)
Du suicide à la Sagesse
("Soleil Levant" n°62 - décembre 2003)
Libérez la liberté (
article paru dans 3eme millénaire décembre 2003)
L'épanouissement de soi (article paru dans la revue "Soleil Levant"
- 2006)
De la graine
à l'arbre, pratiquez l'instant présent (Soleil levant)
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(extrait - pour la totalité du texte, prendre contact avec David)
Le principe même de la recherche contient l'idée de séparation et de manque.
Croire en la recherche, c'est ne pas voir le réel. Alors quelle solution y
a-t-il pour qu'une recherche spirituelle ne soit pas un refuge ? Tous les êtres
de sagesse s'évertuent à le dire : la liberté se trouve au sein même de l'« ici
et maintenant ». Alors pourquoi ne suis-je pas en train de vivre cette liberté ?
Quelle est l'origine des conflits qui m'en séparent ? Comment cette référence
absolue de l'« Ici et Maintenant » peut-elle satisfaire ma quête ?
Pour chaque être humain, le Moi ou le Je constitue la référence unique. Si dans
la rue quelqu'un vous demande « est-ce toi ? », vous répondez « oui c'est moi !
» La réponse s'impose immédiatement. Vous n'êtes pas un autre, vous n'êtes pas
deux.
Pourtant lorsque vous vous fuyez vous-même ou que vous vous plaignez, et que
vous vous sentez victime de la vie, des circonstances, ou des autres, vous
cherchez à être un autre. Il y a alors, Moi ce que je suis et Moi ce que je
voudrais être. Cela fait deux Moi.
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L'homme ne crée rien. Il redécouvre les lois de la nature qui pré-existent. Il réinvente une relation entre lui et ce qui est. Chaque découverte le renvoie à un plus grand étonnement : « J'existe et je fais partie de ce tout ».
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Notre liberté consiste simplement à accomplir cet acte concret, symbole vivant
de notre relation. Dans ce lâcher-prise conscient de la recherche, je deviens
alors le cherché, « voyageur cosmique d'ici à ici » dans lequel aucune distance
entre le père et le fils ne subsiste.
Ce lâcher-prise est un élan spontané, naturel, comme celui de l'enfant ouvrant
ses bras à l'invitation de son père.
Il est acceptation, un faire OUI, où la vie s'accueille. Il est l'acceptation de
se sentir digne d'être aimé et derépondre OUI à l'intelligence de l'enfant
naissant, essence spirituelle d'un monde nouveau-né.
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Je ne sais rien, et cela fait beaucoup rire mon coeur d'enfant. Je suis ce silence infini qu'aucune vérité ne peut enfermer. Ma parole est sans mémoire, chantée et écrite par l'Eternel. « Je suis » est le signe vivant, l'écriture sacrée, lue par les hommes au coeur pur.
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L'arme du guerrier du présent est une arme qui guérit
la séparation. Par elle s'opère une véritable guérison spirituelle, car
elle nécessite que le guerrier se tienne fermement établi en lui-même,
établi également dans toutes les lois de la nature, établi dans son
impeccabilité, dans son adresse, il reste en « Je suis » ; Il est avant de
penser, avant de juger, avant de se séparer. |
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Chaque rayon se trouve alors relié au soleil. Voyez bien : le rayon de soleil ne
se prend pas pour un rayon séparé, isolé, qui agit seul. Il sait bien qu'il est
sans arrêt relié au soleil.
À titre personnel, le rayon ne crée rien, il est le messager du soleil. Il ne se
prend pas non plus pour le soleil, il est son rayon. Il n'y a rien de plus
glorieux que de redécouvrir ce qu'est « Moi », et notre responsabilité réside
dans la reconnaissance de l'acte « je suis ». Nous n'avons pas la responsabilité
de porter le monde. Est-ce que c'est nous qui l'avons créé ? Est-ce que c'est
nous qui avons créé les montagnes, le ciel, les océans ?
Ne faites pas de la responsabilité une croyance. La seule chose qui nous
incombe, c'est d'être " je suis", petit, petit, infiniment petit.
En devenant ce rayon de soleil, par la seule reconnaissance de « je suis », vous
nourrissez toute la totalité de la vie.
Que vous le pensiez ou non, que vous le compreniez ou non, que vous le discutiez
ou non, la vie vit toujours dans son seul jaillissement, celui de l'instant
présent.
Vous vous laissez caresser par le vent, seulement maintenant, dans l'instant.
Votre coeur bat, seulement pour cet instant. Vous respirez, seulement
maintenant, et cela fonctionne toujours ainsi.
Toute extrapolation est un gargarisme mental.
Des prodiges s'accomplissent tous les jours, dans notre «instantanéïté», pour
notre survie, seulement maintenant, pour que nous puissions penser, seulement
maintenant, pour que nous soyons, maintenant, pour que nous trouvions la
liberté, maintenant, pour que nous reconnaissions seulement maintenant.
Je suis le don de vie.
Savez-vous comment, chaque seconde, vos cellules, vos os, vos cheveux se
renouvellent ? Savez-vous comment votre coeur bat ? Savez vous comment vous
pensez ? Alors laissez tomber ! Restez dans « je ne sais pas », un « je ne sais
pas » vivant qui vous fait goûter la magie de voir ou d'entendre.
David invite J. à partager une expérience :
J. : « Ce matin, en me réveillant, j'ai compris ce que je t'entends dire
depuis un an : Avec le réveil vient la prise de conscience du corps dans un
certain bien-être. Et ce matin, j'ai réalisé que juste avant que mon corps ne
s'éveille, j'étais. Je sentais mon corps, il y avait la lumière, le bruit du
réveil, mais comment dire ? J'étais avant tout ça. Ce que j'ai compris, c'est
que je suis, avant la prise de conscience du corps. Je suis avant les cigales
que j'entends ici, avant les pensées qui arrivent et qui jugent.
David : Bien, alors, continue à cultiver cette relation entre toi et toi.
Vous voyez, J. nous parle de la sève : « Je suis avant de me réveiller, avant de
penser, je suis avant la lumière, avant d'être dans l'histoire, dans l'espace et
dans le temps. » C'est quelque chose de très important; il va falloir faire un
geste pour renouveler cela, sinon, tu vas l'oublier et tu vas repartir dans ton
histoire. Ce geste de conscience relève d'une pratique spirituelle saine. C'est
là que réside l'art du « guerrier du présent. »
Le guerrier du présent n'a pas à sortir son arme pour tuer ses ennemis, ses
pensées de victime, car s'il le fait, il est déjà mort : il a déjà fait exister
les autres, les ennemis.
L'arme du guerrier du présent est une arme qui guérit la séparation. Par elle
s'opère une véritable guérison spirituelle car elle nécessite que le guerrier se
tienne fermement établi en lui-même, établi également dans toutes les lois de la
nature, établi dans son impeccabilité, dans son adresse, il reste en « Je suis
», il ne quitte pas la sève, il est avant de penser, avant de se juger, avant de
se séparer.
C'est un acte de vigilance et de vaillance qui s'inscrit au coeur du réel. Dans
la vie de tous les jours, en lui, le guerrier du présent est invincible. Mais,
s'il fait le geste de dégainer, c'est déjà trop tard. C'est que déjà, il a
structuré un ennemi à l'extérieur de lui-même, il a inventé quelqu'un à
combattre et à tuer. Sentez bien cela. Fermement établi en «soi-sève», je peux
être toutes les particularités de la sève, « je » peux inclure la multitude dans
le singulier, « je » peux être pluriel...
Dans « moi » il y a nous.
L'homme au coeur pur, établi dans un trésor, établi dans la chanson de la vie,
s'il entend chanter chaque particule de la création, de l'infiniment petit à
l'infiniment grand, c'est que, lui-même, il chante « moi ».
Le « moi » dont il s'agit appartient au langage universel, celui d'avant la tour
de Babel, quand les langues humaines ne sont pas encore inventées et quand les
mots n'existent pas encore pour séparer les choses. Le « moi » dont il s'agit,
c'est un mot pour désigner le langage pré-verbal dans lequel tout est lié, non
séparé, existant au coeur de lui.
Lorsque l'on honore ce « Moi », lorsque l'on entend le son juste « Moi », on
entend en soi toutes les lois de la nature, et devenant toutes les lois de la
nature, on devient tous les dieux de la nature, tous les symboles enfermés dans
les noms « Shiva » , « Brahmâ », « Vishnu » se trouvent alors incarnés. En Inde,
chaque divinité est représentée par des attributs, c'est une façon symbolique de
témoigner d'une qualité d'existence particulière inscrite au coeur des lois de
la nature. Quand un homme s'établit dans cette vérité, dans cette chanson
cosmique, dans cette universalité, il devient et honore les lois de la nature,
ces divinités vivantes. Il n'est plus alors besoin de symboles extérieurs pour
les représenter. Il est cette divinité vivante, simplement, humblement, en « Moi
».
Dans cette qualité d'unité particulière, l'éveil vient à la fin tout balayer
afin que ne reste que la transparence du réel. Cela, reconnaissez-le simplement,
et soyez dans la certitude que vous êtes déjà cette qualité. Vous êtes
l'émanation de ce Moi-sève, vous êtes la sève qui se manifeste à travers tous
les aspects de la création.
Les paroles d'homme de savoir sont à comprendre; les paroles d'un homme de
non-savoir sont à respirer.
Les paroles d'un homme de savoir expliquent le pourquoi, elles expliquent le
comment, elles expliquent le vent;
Les paroles d'un homme de non-savoir sont la légèreté du vent.
Les paroles d'un homme de non-savoir jouent, volent, elles sont le vent.
« Présent à l'émerveillement, au coeur de chaque pensée, pourquoi suis-je
toujours si étonné ?
Chaque mot est une note, une couleur, une simple poésie. Cachés dans chaque mot,
vivent diamants, or et géométrie. L'art de vivre est présence en" Je suis ",
l'art de Dieu est présence, c'est tout petit . »
(Rêve d'éveil, page 163)
Tout ce que je dis n'est rien, l'essentiel est toujours non-exprimé.
L'Émerveillement s'émerveille, s'émerveille, s'émerveille...
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Être parent, c'est le plus ancien mais aussi le plus mystérieux métier du monde.
Un enfant naît et voilà renouvelé le miracle de la création. Les parents sont la
matrice dans laquelle la vie s'incarne pour que naisse l'existence personnelle.
À la fois transmetteurs innocents et témoins étonnés de ce mystère, nous
naissons à notre métier de parent en même temps que naît ce petit être parfait
mais dépendant de nous. Nous ne sommes d'ailleurs pas toujours préparé à cette
nouvelle responsabilité, les seules références directes que nous ayons, étant
nos propres parents.
Alors, comment aider nos enfants à intégrer la réalité de la vie ?
Comment leur apprendre à grandir ? Comment leur transmettre notre expérience
épurée de nos propres conditionnements et de nos mécanismes inconscients, alors
que l'apprentissage de la vie se fait par imitation et mimétisme et que l'on ne
peut transmettre que ce que l'on est ?
À la naissance, tous les enfants sont une globalité ouverte. Ils sont la vie
s'expérimentant en faisant l'expérience du monde. Ainsi
s'imprègnent-ils, petit à petit, de l'environnement physique, affectif,
psychologique que leur transmettent parents et famille. Ils sont alors très
vulnérables aux émotions flottantes, aux non-dits et aux schémas inconscients
qui se vivent autour d'eux.
Comme des éponges, ils vont absorber les peurs et les préjugés que leur
transmettent leurs parents. C'est ainsi qu'ils vont ériger en vérité les
croyances et les expériences des autres au lieu de cultiver une autoréférence
intérieure.
Un enfant à qui on n'apprend pas à faire les choses par lui-même, que l'on ne
conduit pas vers la liberté, est un enfant à la créativité bridée ; il restera
prisonnier de ses peurs, de ses a priori... En outre, il se montrera incapable à
l'adolescence, de couper sainement le cordon ombilical qui le lie à sa famille.
Il nourrira alors le sentiment de l'abandon, et n'aura pas confiance en lui.
Mais comment lui apprendre à cultiver cette autoréférence alors que nous-mêmes,
nous avons été habitués depuis notre plus jeune âge, à censurer nos émotions, à
ne pas être vrais dans l'instant, à nous comporter selon le code des apparences
au nom des « sacro-saints » : « Ce n'est pas bien ! », « ça ne se fait pas ! ».
Être des « parents du présent », c'est être établi dans l'art de la paix., être
compassion lucide pour comprendre et pardonner avec le coeur. Installés dans
notre unité, dans notre vigilance, et notre impeccabilité, nous ne permettons
pas aux conflits de naître. Nous nous servons de l'intelligence universelle pour
nourrir et guérir la relation avec nos enfants, notre conjoint, nos proches.
Qu'est-ce qu'un parent accompli ? C'est un papa, une maman qui véhicule
l'intelligence de la création, lieu d'étonnement d'être et de délicatesse du
coeur.
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L'homme n'a qu'un seul pouvoir fondamental, celui d'être étonné d'exister et de
vivre, qu'une seule responsabilité, celle de maintenir cet étonnement vivant,
source d'humilité, de curiosité, en relation avec les hommes et la nature. C'est
dans cette « étincelle d'auto-reconnaissance », dans cet étonnement d'être en
vie, que l'homme alors établi au coeur des lois de la nature est loyal et
auto-référent. Il participe pleinement au jeu de la vie.
C'est dans cet « Eurêka » lucide (Connais-toi toi-même et tu connaîtras
l'univers et les dieux) c'est-à-dire, en réalisant qu'il EST, qu'il existe,
qu'il possède un corps et qu'il pense, que se situe le « seul vrai miracle » de
sa présence. Il est créé et maintenu en vie d'instant en instant et voyage dans
l'infini à bord du vaisseau spatial Terre. Cette force même le maintient en vie.
Ce don, ce pouvoir, qui les lui a donnés ? Qui fait tourner la terre ? Qui la
porte ? Où sont les moteurs et le carburant ? Quelle est cette intelligence
innée qui crée et perpétue toutes choses dans le cycle de la vie et de la mort ?
Le pouvoir et la responsabilité de l'homme c'est de s'émerveiller, d'être
vivant, en gardant sa fraîcheur d'âme d'enfant, tout en devenant un adulte
conscient, responsable de la qualité de sa relation face aux événements et aux
autres, miroirs qui révèlent ce qu'il est.
Nous vivons tous en société, mais qu'est-ce que c'est « la société » ? C'est une
abstraction, un concept. Seul l'homme individuellement existe, l'homme est
l'unité de base de la société. La qualité de celle-ci est le prolongement
naturel de la qualité des hommes, non l'inverse. Les conflits d'ordre sociaux,
politiques et économiques etc., ne peuvent être réglés qu'au niveau de
l'individu.
Notre responsabilité, c'est de nous transformer, de devenir adulte, adulte dans
le sens responsable de nos actes pour nous-mêmes et les autres.
C'est notre devoir de « conscientiser » la relation avec l'autre pour la rendre
plus fluide et ne plus générer de conflit. Répéter les mêmes erreurs, appuyer
toujours sur les mêmes boutons réactionnels en espérant un résultat différent
est une erreur de stratégie qui frise parfois « la folie ordinaire ».
L'homme non-responsable est celui qui est animé d'une ambition personnelle et
d'une recherche de pouvoirs tant sur le plan social, idéologique qu'ésotérique.
Ces amalgames spirituels dégradés sont des essais non transformés qui
entretiennent la logique du dominant-dominé, maître-esclave, pouvoir de l'homme
sur l'homme.
L'illusion d'être prisonnier de nos réactions et celle des autres nous font
cueillir les souffrances et les peurs comme seule réalité. On se prive alors du
jardin d'Eden, source de vie qui, sans cesse, propose des solutions face à nos
résistances de victime. Les oppositions et les échecs répétés sont autant de
difficultés qui nous privent de l'intelligence du tout oeuvrant au coeur de
l'évolution.
La responsabilité de l'homme, c'est de lâcher, à un moment, ses conditionnements
de « victime », ses peurs imaginaires, pour agir et découvrir dans l'action, un
allié inattendu, le courage, source d'accomplissement et de confiance en soi.
L'homme reconnaissant alors la qualité de sa liberté et de sa responsabilité, se
doit de l'incarner et d'en porter témoignage dans son humanité à travers ses
actes : il EST, il apprend, il comprend, il agit. Il accomplit son propre
destin, son odyssée, dans le plaisir naturel de trouver des solutions à travers
tous les obstacles.
Il se libère alors de ses entraves, « libérant ainsi la liberté ».
La qualité transparente de son autonomie dans les relations devient alors une
éthique, une ouverture et un art de vivre dans une lucidité sans interférence.
C'est la forme la plus haute de l'intelligence humaine.
Lorsque l'homme devient adulte et responsable, une aspiration, un désir de
liberté, se fleure et s'anime. C'est l'aube de la quête spirituelle. Un voyage
d'intégrité et d'obligation à l'impeccabilité commence. L'homme devient alors le
révélateur du courage et de l'intelligence du processus de liberté se faisant
chair. Alors une confiance et une patience insoupçonnées vont oeuvrer au coeur
de cette intelligence innée. La force de cet embrasement renversera toutes les
montagnes de croyances et dévoilera à celui qui cherche le passage, le secret de
l'arche de l'alliance et la nostalgie mythique du prince charmant cherchant et
réveillant la princesse endormie.
Il s'agit bien ici de réinitialiser ce passage d'avant toute naissance et
d'après toute mort, genèse de tout ce qui est, a été et sera, inclus dans « Ici
et maintenant ».
Vous comprenez bien qu'il ne s'agit pas seulement du « Ici et maintenant » du
glorieux présent terrestre, mais bien de la plénitude intemporelle.
La lumière chassant automatiquement l'obscurité, les faux désirs d'illumination
et de pouvoirs seront alors vus et décapités dans l'instant.
L'homme qui réalise sa quête du sacré et sa nature divine n'est plus responsable
isolément. Il est co-responsable et relié universellement, ceci dans une très
grande légèreté.
Cela ne veut pas dire qu'il peut faire impunément ce qu'il veut en se couronnant
d'une autorité spirituelle, mais les lois de la nature qui sont vivantes en lui,
exigent l'impeccabilité de conscience. En tant que représentant témoin vivant de
ces lois, il devient le « vécu » sans ambition personnelle, serviteur du grandir
du monde.
Il accepte le réel comme il est, sachant qu'il n'a aucun pouvoir terrestre pour
changer les choses en dehors de lui-même.
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Etre à l’écoute de nous-même, « faire grandir nos oreilles », c’est contacter
l’intimité de notre être profond pour « intuiter » ce que nous sommes vraiment.
C’est seulement en étant bien dans notre « oreille intérieure » que nous saurons
être ouvert et disponible dans « notre oreille extérieure ».
Quand deux personnes se rencontrent, qu’elles le veuillent ou non, elles
échangent une multitude d’informations conscientes et inconscientes qui
déterminent leur comportement et leur jugement. La réponse immédiate à cette
interaction est une habitude comportementale instinctive : vous vous ressentez
simple et juste, ou vous vous dévalorisez par démission ou séduisez par
compensation.
Le procédé mystérieux de la relation est un défi proposé à l’espèce humaine : «
Comment vivre ensemble » et donc comment faire consciemment la paix. Alors que
faire : fuir sur une île déserte ou faire de la relation une opportunité de
croissance réciproque ? Tel est le défi de notre siècle ! Malgré Internet, nous
sommes à l’âge de pierre de la communication.
Pourtant la vie nous oblige à nous rencontrer et à vivre ensemble. Alors,
l’autre serait-il la solution d’un nouvel « apprenti-sage » ou est-il l’occasion
d’une nouvelle manipulation ? Peut-on changer les autres en maintenant nos
mécanismes de résistance au changement en imposant nos positions ou allons-nous
nous ouvrir à la communication consciente ? Puisque la relation ne peut être
esquivée, le rapport à l’autre peut-il s’adapter comme changer les vitesses de
sa voiture en fonction de la pente ?
Oui, ajuster son rapport à l’autre c’est communiquer en vérifiant que l’autre a
compris et que vous aussi vous avez été compris. La communication juste passe
par la délicatesse du cœur : c’est une intention volontaire à se comprendre
mutuellement. Quand l’homme est capable de contacter simplement le courant
créateur disponible dans chaque moment, tout devient simple et continuellement
neuf ; le mental et le cœur ne s’opposant plus, il ne crée plus d’entropie dans
la relation avec lui-même et les autres. Il observe et sait écouter comme un
enfant réceptif et ouvert.
Communiquer avec un autre procure beaucoup de satisfaction et de plénitude. Se
sentir proche, établi dans un silence intérieur pleinement en unité avec une
autre personne est un sentiment subtil de reconnaissance, comme entrer en
communion avec la beauté d’un coucher de soleil. La qualité de la perception
d’unicité procure un sentiment de partage et de confiance qui enrichit la vie.
Au-delà du message immédiat de la personne, quelle qu’elle soit, l’universel
mystérieux et caché se dévoile. Une communion intime se crée dans l’échange des
paroles et des idées ; la diversité des êtres se fond dans l’unité. Il n’y a
plus « les autres ».
Comme le rendez-vous des rayons du soleil avec les vitraux des cathédrales, il y
a de la lumière, de la beauté et du sacré dans chaque rencontre. Elles sont
comme un révélateur des lois de l’âme humaine, cachées et ordonnées par
l’impensable mystère qui réunit l’homme, la terre et l’univers en un tout. Alors
par un mystère inouï, la solution de la rencontre arrive imprévue et toujours
nouvelle. C’est comme si la liberté se libérait en ensemençant un sentiment
d’ouverture transmissible. C’est comme si la personne se disait « quelqu’un
m’écoute, quelqu’un partage enfin ce que je suis ». Alors elle devient plus
ouverte au processus de changement. Il est étonnant de constater combien les
situations qui semblaient insolubles deviennent simples quand quelqu’un écoute,
comment les confusions qui semblaient irrémédiables se transforment en courants
fluides et clairs chez celui qui est écouté.
Alors, ne soyons pas des auditeurs sourds et impuissants ! Faisons grandir
consciemment nos oreilles !
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Face à un monde en pleine accélération et à un quotidien difficile, nous
ressentons tous, un moment ou à un autre, le besoin de changer quelque chose
dans notre vie.... C’est alors que nous nous posons certaines questions ....
Dans quel rôle jouez-vous votre manière de vivre ? Êtes-vous du genre :
contrôlant, réprimant, expliquant, dominant ! Aimez-vous avoir le dernier mot !
Alors dans votre rapport au monde, vous êtes dans l’effort... Êtes-vous du genre
: Soumis, plaintif, victime, dominé ! Préférez-vous fuir pour ne pas faire de
vagues ! Alors dans votre rapport au monde, vous êtes passif...
Pouvons-nous sortir de ce dilemme ! Laisser-aller ou en faire trop ? Quelle est
la voie de l’équilibre, Et si la solution était le lâcher prise...
Le lâcher prise est un geste, pas « une pensée de faire »
Quand les pensées mentales tournent dans votre tête, vous sentez confusément que
vous n’arrivez pas à les lâcher. Vous les tenez comme on tient un objet dans la
main. C’est là que le geste du lâcher prise est à faire. Laissez les tomber,
choisissez de vous « pauser » dans l’expérience de vos sens plutôt que de ronger
l’os de vos pensées. Profondément, nous aspirons tous à redécouvrir et à
expérimenter ce grand calme qui se présente à nous lorsqu’une expérience
inattendue nous pause et repose, un beau paysage, le sourire d’un bébé etc... Le
corps se détend et l’esprit se met au naturellement au repos... Notre présence
est englobante et légère. Nous sommes ici dans l’expérience de ce qui est...
nous ne pensons pas ! » Nous sommes présents... naturellement attentifs. Nous
venons de lâcher notre habitude à être inquiet... Nous venons de pratiquer le
lâcher prise de tous nos conditionnements et nos prêts à penser.
Ici commence la pratique de l’enseignement spirituel, c’est-à-dire :
cueillir avec lucidité des instants simples, avant de penser à ses peurs ou à
ses inquiétudes. - cueillir des petits bonheurs à la place de collectionner ses
petits malheurs...
Apprendre avec humilité et modestie à s’expérimenter dans la pédagogie de
l’instant !
Le lâcher prise est naturel pour celui qui sait le faire..., mais en attendant
ses fiançailles avec l’instant présent, l’élève doit s’exercer et apprendre à se
recentrer sur son corps en relation avec la réalité immédiate. Cette pratique
lui permet de grandir en sagesse et intelligence. Faisant cela il ne parle pas,
n’explique pas, ne raisonne pas ; il est dans l’agir simple, dans la tension
juste, il est dans l’expérience. Il vit l’apprentissage du Lâcher-prise par son
témoignage et non par son discours.
Construire le lien avec l’intelligence du tout.
Vivre sa vie en direct donne de la précision, de la finesse et une grande
sensibilité au cœur même des choses. C’est savoir construire le lien avec
l’intelligence du tout. - Ici le mental sert l’action et l’étonnement d’être
dans cette expérience. - Ici le déshabillage du mental analytique est désamorcé
naturellement. - Ici la confiance en soi n’est pas « affirmation de Soi » ; Elle
permet de construire un pont avec l’autre. - Ici c’est dire simplement : Oui à
ce que je suis, Oui à mes émotions de l’instant, oui à la situation du moment,
oui à ce qui est présent, oui à ce qui est. - Ici l’autoréférence devient un
chemin de découverte.
Le sommeil, un Lâcher-prise naturel !
Le sommeil profond est aussi un grand maître du lâcher-prise. Dans cet état plus
d’identité, plus de mémoire mais aussi plus de soucis. Et voyez combien, non
seulement ce n’est pas dangereux, mais comme c’est reposant, agréable et
indispensable à la vie d’ « oublier » nos identifications. Le mental dort,
inconscient. Il est en « mode lâcher-prise automatique » .
L’exploration de cette nouvelle vie dans le sommeil profond donne une
intelligence plus vaste que toutes les saisies mentales prisonnières du temps et
de l’espace. Ici une pratique spirituelle nouvelle s’ouvre à l’intelligence
humaine...
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